L’ŒUVRE EN ROULEAU COMME UNE PEINTURE REPLIÉE SUR ELLE-MÊME :
IDÉE DE LA SÉQUENCE (DE SON TEMPS ET DE SON MOUVEMENT DANS L’ESPACE)

Il y a dans mes rouleaux peints cette idée d’une écriture graphique en mouvement. Ce sont des systèmes en évolution, des cheminements de couleurs et de traits.
Ce mouvement se voit renforcé par la personne qui les manipule. Elle tourne pour dérouler mais ne peut pas vraiment contenir la totalité.
La vision de l’œuvre ne peut être que partielle. Cela crée un côté intimiste et il s’installe une relation subjective face à la vision des peintures. Le fait de les dérouler à son propre rythme crée une certaine proximité.
En tant que spectateur, on a un rapport plus humain avec l’œuvre que l’on peut saisir et toucher. Son sens nous appartient et le mouvement implique une certaine action, elle nous rend auteur.